g="fr" lang="fr"> Teddy Seguin

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↽ INSULAE ⇁ Nouveau chapitre: l'île Castellane


Envisager la Cité de La Castellane à Marseille telle une insula romaine, une « île urbaine ». L’implantation de Castellane dans les quartiers nord de Marseille et son architecture à l’image d’une citadelle imprenable participent de cette insularité urbaine. A l’origine, son projet utopique consistait à recréer des cœurs villageois à la périphérie des quartiers du centre ville, mettant à disposition des habitants, commerces, services, écoles. Si l’isolement social des habitants de la Cité est l’expression de cette métaphore géographique, peut-on comparer le tempérament paradoxal de la Castellane à celui d’une île entourée d’eau ? Avec ses cinq points d’entrée et de sortie, la cité de la Castellane est un village dans lequel tout le monde se connaît. L’attachement des habitants à leur cité peut être considéré comme une des réussites principales du projet urbain des années 70’. L’ostracisme dont souffrent ces derniers, la solidarité, la méfiance face à l’étranger de Castellane, le refus de l’autorité et des lois régaliennes sont autant de paradoxes qui participent à un sentiment fort d’appartenance à la cité. Pour aborder cet insula, telle une île au milieu de la tempête, prudence et lenteur.

Ce projet fait l’objet d’un site dédié mis en ligne récemment : INSULAE

↽ INSULAE ⇁


Tels les atlas composés d'îles imaginaires, publiés à la renaissance, INSULAE est un cycle en cours qui regroupe différentes séries photographiques questionnant l'insularité en tant que trait de caractère d'un groupe ou d'une entité géographique. Cet espace qui isole de l'extérieur, protège parfois, souvent foyer de résistance constitue le fil rouge de ce nouveau travail. L'océan, le désert ou la société façonnent des insularités qui se caractérisent, au delà des cultures vernaculaires, par des idées et des valeurs propres aux microcosmes. Oasis, ghettos urbains ou villages isolés reproduisent partiellement un modèle insulaire, ces environnements ont comme socle commun d'échapper à l'emprise de la société, de créer un rapport différent à l'espace et à l’autre.

Ce projet fait l’objet d’un site dédié mis en ligne récemment : INSULAE

Irlande: "No country for old men*"?

Texte d'Elise Poudevigne, journaliste indépendante en Irlande.
epoudevigne@hotmail.com
English version

Entre sa diaspora, émaillée de « success-stories », et le boom économique de la mère-patrie, les Irlandais ont un peu oublié d’où il viennent. Pas Mary McAleese. La Présidente de la République a demandé fin 2008 à la puissante Association Athlétique Gaélique de concocter des événements sur-mesure pour « ceux qui restent » : ceux qui atteignent 60, 70, 80 ans, ont repris la ferme familiale, se sont occupés de leurs parents, ne se sont pas mariés et se retrouvent seuls dans des campagnes désertées. Ces hommes peuplent l’imaginaire collectif irlandais. Ils sont ceux qui chantent la « véritable Irlande » (« the real Ireland »), ils sont ceux qui la racontent, ceux qui la célèbrent, la caressent, la tiennent dans le creux de leurs grosses mains. Ils sont surtout ceux qui restent, et laissent derrière eux des campagnes vides, des paysages fantômatiques de cartes postales.

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